Renouer avec son enfant intérieur grâce à l’aquarelle

09.04.2026 | Paroles et parcours

restitution de l'atelier aquarelle

Par Dorothée

C'est un beau mardi de février ensoleillé.

Habituellement j'aime ce jour car il comporte un rendez-vous important dans la semaine d'une BURN'ette bordelaise : il y a "groupe de parole". Un moment entourée d'autres filles et de pair-aidantes qui nous écoutent et nous guident.

Ce rendez-vous est comme une respiration. Chacune dépose un peu de son fardeau, partage son ressenti et parfois des petits tips bien-être, adresse ou démarche en cours. On se sert les coudes, on s'écoute mutuellement et on verse parfois quelques larmes.

Mais cette fois, mon expression ne passera pas uniquement par des mots. Mes mains ont envie de patouiller. Je le sens. Un an après le début de mon arrêt, le processus créatif qui avait quasiment disparu de ma vie est revenu sur le devant de la scène : j'ai envie de libérer de la couleur, des gestes. Bref, de créer.

Cécile - de son nom d'artiste Cilabule - nous accueille dans la salle qu'elle a préparée pour la bulle créative. Il s'agit cette fois d'un atelier aquarelle.
Sur la table une multitude de matériel : pinceaux, livres contenant des modèles, palettes, aquarelles liquides, et puis des vases contenant du feuillage et un panier de clémentines.

Instantanément je ne suis plus que joie : j'ai envie de toucher à tout, de tout tester et je sens que les deux heures vont passer trop vite...

Nous prenons chacune une clémentine : ce sera le thème de l'atelier. Plus précisément une planche botanique.
Après distribution de matériel, Cécile nous explique les différentes techniques que nous pouvons utiliser en aquarelle et nous laisse expérimenter. Mouillé sur mouillé, mouillé sur sec, sec sur sec. Choix des pigments, application sur la feuille, observation... Le moment créatif peut commencer. Nous entamons chacune notre planche botanique à partir d'un modèle papier et des feuillages qui décorent la table.

Je me lance et je suis rapidement hypnotisée par les couleurs, la danse du pigment dans l'eau, les effets de dilution et de fusion. Je perds la connexion avec le temps et mon état habituel. Je ne suis plus que peinture : je peins la clémentine entière, puis seulement une tranche, du feuillage, une fleur, de l'écorce et un vase de feuilles. Je teste les encres liquides dont l'intensité me faisaient de l'oeil depuis le début. Cécile nous guide et nous conseille pendant l'atelier. Nous pousse a oser parfois. On parle de la joie du processus créatif, de libération, d'émotions, et de connexion avec notre enfant intérieur. D'ailleurs en ce moment mon enfant intérieur est en récré, il jubile et a pris toute la place !

Un coup d'oeil aux feuilles de mes voisines. Nous avons chacune essayé différentes choses, il y a une vraie pluralité de points de vue et de talents qui se sont exprimés à travers cet atelier. C'est exaltant !

Comme je l'imaginai, les deux heures sont passées trop vite. Rangement du matériel. Pause séchage des feuilles au soleil. Un cliché pour se souvenir de cet effet de pluralité et du fait qu'aujourd'hui j'ai fait quelque chose de chouette. Créer et partager. C'était un beau moment !

Dorothée 🍊​

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